Découvrir les Chemins de mémoire… en randonnée

Chaque territoire abrite des lieux qui témoignent des combats qui ont eu lieu lors des deux conflits mondiaux et qui conservent la mémoire des hommes qui y ont pris part. Afin de permettre à chacun de découvrir ces sites à son propre rythme, les Chemins de mémoire régionaux s’enrichissent à présent de parcours locaux de randonnée pédestre ou cyclotouriste. Chaque parcours a été conçu comme un circuit thématique reliant plusieurs étapes à découvrir à l’aide d’un petit guide historique illustré, consultable sur terminaux mobiles ou téléchargeable. Ainsi est rendue l’échelle humaine des conflits tout en offrant une façon originale de comprendre un territoire et son patrimoine. Retourner à la liste des circuits

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Durée : 3 heures - Distance : 29,5 Kms

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Notice historique

Circuit des Hauts-lieux de la Grande Guerre en Artois

La Première Guerre mondiale en Artois

Le rebord du plateau artésien, 10 km au nord d’Arras, a constitué un enjeu stratégique important tout au long de la Première Guerre mondiale; la colline de Notre-Dame-de-Lorette (165 m) et la crête de Vimy (145 m), dominent la plaine de Gohelle et le bassin minier du Pas-de-Calais, qui assurait, en 1913, la moitié de la production française de charbon, alors source d’énergie dominante.

En octobre 1914, pendant la « course à la mer » qui précède le passage à la guerre de tranchées, les Allemands, comme partout sur le front ouest, se sont emparés des hauteurs ; ils occupent également l’essentiel du bassin minier. Cela contraint les Alliés à mener une série d’offensives pour tenter de reprendre les points hauts, rapidement fortifiés par les Allemands.

La première attaque française, la Première bataille d’Artois (17 au 19 décembre 1914) échoue et entraîne la mort de 8 000 « Poilus ». Mais c’est au cours de la Seconde bataille (9 mai au 25 juin 1915) que Notre-Dame-de-Lorette gagne le surnom de « colline sanglante ». Les Français s’emparent de la colline, mais échouent sur la crête de Vimy, malgré des bombardements massifs et des combats acharnés. 40 000 soldats français sont tués, 64 000 blessés, pour la reconquête de 20 km² ; les pertes allemandes s’élèvent à 75 000 hommes (tués, blessés, prisonniers). La percée espérée n’a pas eu lieu. Enfin, la Troisième bataille d’Artois (25 septembre au 14 octobre 1915) s’achève par un nouvel échec.

Ả partir de février 1916, lorsque se déclenche l’attaque allemande sur Verdun, l’armée française est relevée sur le front d’Artois par des unités britanniques. En avril 1917, les Canadiens, à l’issue d’une attaque-éclair remarquablement préparée, s’emparent de la crête de Vimy, au prix de 3 600 tués. Ce succès a un énorme écho au Canada et constitue l’un des moments fondateurs d’une nouvelle nation.

Le circuit des lieux de mémoire de la Grande Guerre en Artois permet de découvrir des sites aujourd’hui insérés dans un paysage remarquablement cultivé : les arbres ont retrouvé leur place, les traces des tranchées ont été effacées par le travail des agriculteurs, les villages reconstruits. Les cimetières militaires – français, britanniques, allemands – et les mémoriaux qui ont succédé dans les années 1920 aux cimetières provisoires du front, permettent cependant d’évoquer la tragédie épouvantable que fut la Première Guerre mondiale, marquée par la mort de millions de jeunes soldats-citoyens, victimes de la puissance de feu née de la civilisation industrielle.

Détails du circuit